interdiction bourses aux reptiles hollande

Les bourses aux reptiles bientôt interdites aux Pays-Bas?

La Chambre des représentants néerlandaise (Tweede Kamer) s’est prononcée en faveur d’un interdiction permanente des bourses aux reptiles dans le pays.

Interdiction pure et simple pour les partis animalistes.

Une majorité de parlementaires a soutenu une motion déposée conjointement par le PVV (parti de Geert Wilders) et le Parti pour les Animaux (PvdD), estimant que ces événements conduisent à « une violation permanente de la loi et nuisent gravement au bien-être animal ».

Les défenseurs de la motion dénoncent les conditions dans lesquelles les animaux sont présentés : geckos, serpents, araignées, lézards, grenouilles et tortues seraient entassés dans de petits récipients en plastique, transportés sur de longues distances et exposés « comme s’ils étaient des objets », selon les mots de la députée Ines Kostić (PvdD), co-signataire de la motion.

Son collègue du PVV, Dion Graus, s’est réjoui de la décision, affirmant que des « milliers de reptiles seront épargnés d’une mort prématurée, de la peur, du stress et de la souffrance ». Les passionnés de terrario apprécieront…

La date d’entrée en vigueur de l’interdiction n’est toutefois pas encore connue.

Houten et les grandes bourses européennes en ligne de mire.

Cette décision pourrait sonner le glas de l’une des plus grandes bourses aux reptiles d’Europe : la bourse de Houten, qui se tient plusieurs fois par an en périphérie d’Utrecht et attire des milliers de visiteurs venus de toute l’Europe, dont un grand nombre de Français.

Véritable place de marché pour les amateurs de terrariophilie, Houten est depuis des décennies un rendez-vous incontournable pour acquérir des animaux, des équipements ou simplement échanger avec d’autres passionnés. Si l’interdiction est confirmée, cet événement disparaîtrait purement et simplement.

Lire aussi :  Aquaterra : la bourse reptiles et poissons de Saint-Maurice-L'Exil le 25 et 26 avril 2026

Pour la France, les répercussions pourraient être significatives. Les bourses Françaises, comme celles organisées régulièrement, pourraient se retrouver sous une pression accrue de l’Europe et des associations de protection animale, encouragées par le précédent néerlandais.

La France dispose déjà d’une réglementation stricte encadrant la détention et la vente de reptiles (CITES, arrêtés espèces protégées), mais les bourses y restent légales.

Une interdiction aux Pays-Bas pourrait alimenter les appels à légiférer par l’UE dans le même sens en France, et priver les éleveurs et passionnés français d’un débouché commercial et communautaire important.

Affaire à suivre.

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *